24.06.2019
  • Le Major Steven Zumbrun (USAMRIID[1], Département de la Défense des Etats-Unis) a présenté la semaine dernière à San Francisco des données sur l’évaluation in vitro du DNV3681 contre des agents pathogènes classés dans la catégorie « haute priorité » des menaces bioterroristes.
  • DNV3681 a démontré une activité exceptionnelle contre le bacille du charbon (Bacillus anthracis), supérieure à celle de la Ciprofloxacine, l’un des traitements de référence.
  • L’USAMRIID s’appuie sur ces données pour considérer l’évaluation in vivo de DNV3681 contre le bacille du charbon, responsable de l’anthrax.

 

DEINOVE (Euronext Growth Paris : ALDEI), société de biotechnologie française qui s’appuie sur une démarche d’innovation radicale pour développer des antibiotiques innovants et des ingrédients actifs biosourcés pour la cosmétique et la nutrition, revient sur la communication faite vendredi dernier au congrès ASM Microbe 2019 par le Major Steven Zumbrun, Docteur en Microbiologie au sein de l’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’armée américaine (USAMRIID).

Le Major Steven Zumbrun a présenté les résultats de l’évaluation in vitro du DNV3681 contre Bacillus anthracis et Francisella tularensis. Il a conclu que le DNV3681 a démontré une « activité exceptionnelle » contre ces deux agents pathogènes classés dans la catégorie « haute priorité » des menaces bioterroristes. L’équipe de l’USAMRIID a déterminé l’efficacité du DNV3681 en mesurant sa MIC90, c’est-à-dire la concentration minimale requise pour inhiber la croissance de 90% des souches bactériennes testées. Cette valeur est de 0.015 mg/ml contre Bacillus anthracis, ce qui en fait une molécule plus efficace que la Ciprofloxacine.

Bacillus anthracis et Francisella tularensis sont considérées comme deux des armes biologiques possibles les plus dangereuses. Le standard de traitement contre ces bactéries est actuellement la Ciprofloxacine, un antibiotique de synthèse à spectre large de la famille des fluoroquinolones. Plusieurs espèces de bactéries pathogènes ont déjà développé des résistances à cette famille et le long traitement nécessaire après une exposition au bacille du charbon induit très souvent un déséquilibre majeur du microbiote intestinal qui peut engendrer des infections à Clostridioides difficile. Il y a donc urgence, face à cette menace, à disposer d’alternatives efficaces et sûres. Le fait que le DNV3681 soit précisément très actif contre Bacillus anthracis et Clostridioides difficile en fait un très bon candidat pour remplir ce rôle.

Dr Georges Gaudriault, Directeur scientifique de Deinove et co-auteur de l’étude, a déclaré : « Outre une efficacité in vitro supérieure aux traitements actuels, les résultats des essais cliniques, que nous menons actuellement pour le traitement des infections à Clostridioides difficile, ont montré que DNV3681 présente aussi l’avantage d’avoir un impact limité sur le microbiote intestinal chez le volontaire sain, limitant ainsi les risques de complications associées. Nous suivons de près les recherches menées par l’USAMRIID qui envisage, sur la base des résultats présentés à l’ASM Microbe 2019, une évaluation in vivo de notre candidat-antibiotique. »

Le poster de la présentation « DNV3681 is a Novel Quinolonyl-Oxazolidinone Antibacterial with Potent Activity against Biothreat Pathogens » est disponible en cliquant ici.

 

[1] L’USAMRIID (Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’armée américaine), principale organisation de l’armée américaine en charge de la recherche défensive contre la guerre biologique.